Le Mobilisator est un outil pédagogique basé uniquement sur des données publiques officielles (Ministère de l'Intérieur, INSEE).
Il permet de visualiser, pour chaque commune, à partir des résultats du 1er tour des municipales 2026 :
Ces chiffres sont des estimations statistiques. Ils ne remplacent pas les résultats officiels et ne constituent pas une analyse politique.
On calcule le nombre minimal de votes supplémentaires qui auraient pu modifier la nature de l'élection municipale au 1er tour du 15 mars 2026, selon trois cas.
Deux principes de base :
→ Nous ne retirons aucune voix aux listes existantes.
→ Nous simulons uniquement l'ajout de nouveaux votants.
Dans certaines communes, une seule liste se présente. Les électeurs n'ont pas réellement le choix entre plusieurs projets. Changer la nature de l'élection signifie alors : faire apparaître une autre liste capable de gagner.
Pour qu'une nouvelle liste gagne uniquement grâce à des votes supplémentaires, elle doit obtenir strictement plus de voix que la liste unique.
Exemple : Si la liste unique obtient 1 200 voix :
1 200 + 1 = 1 201 nouveaux votants seraient nécessaires pour qu'une autre liste puisse la battre.
Quand une liste obtient plus de 50% des suffrages exprimés au 1er tour, elle est élue directement. On calcule combien de votes supplémentaires — attribués aux autres listes — auraient été nécessaires pour que la liste de tête tombe à 50% ou moins, ce qui aurait déclenché un second tour.
Exemple : Si une liste obtient 5 200 voix sur 10 000 exprimés (52%) :
2 × 5 200 − 10 000 = 400 votes supplémentaires pour les autres listes auraient suffi pour déclencher un second tour.
Quand aucune liste n'a obtenu la majorité absolue au 1er tour, un second tour a lieu le 22 mars 2026. On affiche l'écart entre la 1ère et la 2e liste au 1er tour : c'est le nombre de votes supplémentaires qu'il aurait fallu à la 2e liste pour passer devant.
Exemple : Si la liste A a 2 500 voix et la liste B 2 420 voix :
Écart = 80 voix → Il faudrait 81 votes supplémentaires pour que la liste B passe devant au 1er tour.
Les données officielles publient le nombre d'abstentionnistes à l'échelle communale, mais pas leur répartition par âge. Nous procédons donc ainsi :
Cette méthode repose sur une hypothèse simple : les abstentionnistes se répartissent proportionnellement à leur poids dans la population majeure. En réalité, les jeunes s'abstiennent davantage que les personnes âgées. Notre estimation est donc probablement prudente.
Toutes les données utilisées sont publiques et accessibles via data.gouv.fr.
L'outil ne soutient aucun parti ni candidat — il soutient le vote des jeunes.
Il illustre un mécanisme mathématique : certaines élections se jouent parfois à un nombre de voix réduit.
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